L’actualité D'cap

Social Data et méthodes d’études classiques

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Le 17 mai 2017 Dioulde Chartier est intervenue à la table ronde du Social media club sur la complémentarité des méthodes d’études classiques et du social data. Vous trouverez ici le compte rendu des échanges

Les 3 règles d’or de l’écoute du web

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Le foisonnement de contenus émanant des individus qu’internet a mis à la disposition des acteurs (cabinets d’études, entreprises, décideurs institutionnels) a bouleversé nos catégories : on peut maintenant avoir des données statistiques sur des contenus spontanés, non prédéfinis par celui qui veut les recueillir. Faire « du quanti avec du quali », mesurer des émotions, des chemins de pensée, des fils de conversations, les recouper avec les comportements.
Mais une fois que vous avez mis le nez dans le web, vous êtes comme le petit chaperon rouge : chaque élément de contenu vous apparaît comme un nouvel insight, vous vagabondez de l’un à l’autre sans jamais vous ennuyer, et… ce sont les contenus les plus séduisants qui décident de vos priorités. Première règle d’hygiène : fixez votre objectif avant d’ouvrir le navigateur. Mesurer le succès d’une campagne de communication ? d’un lancement de produit ? savoir ce qu’on dit de votre marque ? mais qui, « on » ? déceler des opportunités de marché ? anticiper des tendances de marché ou de société ? Ces objectifs correspondent à des outils qui n’ont aucun rapport les uns avec les autres. Quelques clés pour reprendre la main et ne pas se laisser mener par le bout du nez.
Règle # 1 – Savoir quoi mesurer : l’influence ou les opinions et expérience de vos cibles ?
Le web social est un média où l’on entre en conversation publique avec d’autres, pour les influencer ou se laisser influencer en retour. Dans cette simple phrase, il y a 3 mots qui peuvent mener à des décisions tout à fait différentes en matière de social media intelligence (SMI). Publique : les contenus sont des publications auxquelles sont exposés des gens plus ou moins nombreux selon l’audience du site et de la page. Si ce qui vous intéresse, c’est le degré d’exposition d’un contenu, alors écouter les sites à l’audience la plus forte est la bonne chose à faire. Dans ce cas vous avez affaire au SMI comme remplaçant de l’ancienne pige média, en plus riche, plus complet. Et comme au temps de la pige, la bonne question à se poser c’est : en quoi tel site, tel réseau influence-t-il vraiment ou pas ma cible à moi ?
Règle # 2 – En matière de représentativité, less is more.
Si ce qui vous intéresse en revanche, c’est l’expérience de vos consommateurs, alors cherchez les contenus qui correspondent à ceux-ci. Ces contenus représentent une population beaucoup plus nombreuse mais ils sont beaucoup moins exposés que ceux des influenceurs. Résultat, si vous ne faites pas le tri, par défaut vous n’aurez que du contenu d’influenceurs. Mais comment les distinguer ? Le web fournit de multiples indices, mais aucun n’est prêt à l’emploi. Dans un monde de contenus la représentativité se construit avec autant de soin (et les mêmes principes mathématiques de fond) que celle des individus dans les sondages, mais avec des techniques tout à fait différentes. Posez donc la question aux prestataires de social web intelligence de quoi leurs données sont représentatives, et comment ils assurent cette représentativité, pour éviter de baser interprétation et décisions sur des données qui ne sont tout simplement pas celles que vous cherchez.
Et souvenez-vous que les plus nombreux ne sont pas les plus bavards : mieux vaut un petit échantillon bien représentatif et qualifié qu’un grand sac à tout.
Règle # 3 – Ne cherchez pas la réputation de votre marque sous le réverbère
Anecdote édifiante : une étude de C. Bourion conduite en 2011 par analyse textuelle sur un corpus recueilli par des mot-clés a fait écrire à des journalistes que le syndrome du « bore-out » concernerait 30 % des salariés, ce qui a évidemment suscité une grosse polémique. Regardez autour de vous au bureau et demandez-vous si un collègue sur 2 (en plus de vous, donc, qui n’êtes a priori pas désoeuvré) s’ennuie à mourir.
Beaucoup d’outils d’e-réputation font la même chose : ils cherchent du contenu sur des marques en entrant par des mots-clés pensés du point de vue de la marque. Résultat, ils ne trouvent rien d’intéressant : la bile des râleurs, les flatteries des blogueurs. Mais la marque est rarement le problème du client.
Puisque le web est un monde de contenus, seuls les bons termes vous mèneront aux bons individus, ceux qui vous intéressent. Constituer un système de recherche de contenus représentatif du sujet que vous voulez investiguer, que ce soit la marque ou une autre problématique, est un des points les plus délicats sur lesquels tout repose. Dans ce domaine, la technique, utilisant les maths et la linguistique, peut grandement aider l’intelligence humaine, mais pas s’y substituer. Bonne nouvelle.

D’CAP Research nudge votre mobilité !

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DCAP Research mène depuis 2015 une mission pour relever un défi d’ampleur posé par SNCF: rendre le quotidien des voyageurs Transilien plus fluide et mieux vécu. La méthode ? les nudges. Avec un attelage de compétences original : le GRePS, laboratoire de recherche en psychologie sociale de Lyon 2 animé par le Pr Nicolas Fieulaine, et le cabinet Psykolab.

La démarche Nudge, pilotée par Catherine Delisle au sein de SNCF Transilien, vise à modifier l’environnement pour susciter une modification des comportements. Plusieurs chantiers sont en cours dans diverses lignes et gares du réseau Transilien. Le croisement des regards de DCAP et des experts en psychologie sociale permet la compréhension des causes profondes d’un vécu problématique, de leur impact sur la relation entre l’entreprise et ses clients, et les relie aux facteurs de l’environnement et aux leviers psychosociaux sur lesquels agir, pour un changement de comportements effectif et durable. Ce au bénéfice à la fois de la marque SNCF et du voyageur Transilien.

Un nudge, cela ressemble à quoi ?
Un nudge est une incitation douce à adopter un comportement, quand l’individu se trouve face à un choix. Sa matérialisation ne connaît pas de règle, mais dépend intimement de l’environnement envisagé. L’important est d’orienter plus ou moins consciemment l’acteur en valorisant un choix positif. En douceur et durablement.

Au delà du « petit coup de pouce », pour DCAP le nudge, c’est surtout une autre façon d’envisager la relation entre un acteur – marque, entreprise, employeur – et ses publics cibles. Plus efficace, plus respectueuse des désirs des deux parties, en un mot, plus enchantée.

Lire l’interview de Carole Tabourot, directrice adjointe du Marketing des Services Transilien dans Les Echos Business

https://business.lesechos.fr/

Dessin de Ben Chartier, Datadesigner DCAP © 2015: matérialiser l’extérieur lorsqu’on est dans un lieu confiné fait partie des leviers d’action possibles pour ouvrir le cadre mental, facteur de bien-être.

Le temps, c’est de l’argent? non: c’est de l’or

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« Famine de temps », « Madeleine de Proust », « the early bird catches the world » « le temps, c’est de l’or » « projets d’avenir », « leave a space for time », « fatalistes contre hédonistes » « le présent : une étincelle entre deux éternités obscures »… ces quelques expressions capturées pendant l’atelier expérientiel « Dancing with Times » animé par Dcap sur la perception subjective du temps montrent à quel point il représente une ressource qualitative précieuse, bien avant d’être une suite d’intervalles horaires qui nous filent (de plus en plus vite) entre les doigts.

Pendant 5 jours des chercheurs et praticiens en psychologie sociale du réseau Time Perspective, venus du monde entier, ont partagé leurs  travaux de recherche expérimentale les plus avancés lors de la 3ème conférence « Celebrating Time » à Copenhague. Dcap y a présenté quelques « learning pills » d’une étude sur la perspective temporelle menée à partir de l’analyse des conversations spontanées sur le web social. Savoir appréhender les différentes dimensions du temps permet d’en faire un levier de motivation des individus, de compréhension et de modification de leurs comportements, de vision du devenir des organisations et d’identification des actions… – ouvre des opportunités et des leviers d’efficacité inédits qui se déploient dans d’innombrables domaines : innovation produit et services, conduite du changement en entreprise ou sociétal, coaching et gestion du temps personnel, organisation managériale …
Dcap propose l’atelier « Dancing with times » pour favoriser l’appréhension de ces dimensions par les équipes et des missions d’études et de conseil pour intégrer la perspective temporelle dans la stratégie d’innovation et la résolution de problèmes.
Nous contacter pour en savoir plus.

De la représentativité des individus à celle des idées

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L’interview de Diouldé Chartier-Beffa et Frédéric Lefebvre-Naré sur Market Research News évoque les enjeux de la représentativité à l’heure du big data. Au-delà du défi technique, cette question renvoie à des choix stratégiques et politiques profonds pour les acteurs  – marques, entreprises, institutions – dont la raison d’être est de proposer des solutions à des besoins, exprimés ou latents, futiles ou vitaux : qui écouter ? à qui parler ? à quels besoins de quels individus veut-on répondre et lesquels choisit-on d’ignorer ? Veut-on saturer des clients déjà sur-sollicités, ou chercher ailleurs que sous le réverbère les demandes massives mais discrètes qui attendent des réponses nouvelles ? des Derrière la question de la représentativité, c’est bien l’impératif démocratique qui est en jeu.

Lire l’interview complète sur Market Research News

 

la Web-ethnographie au coeur de la Stratégie Ocean Bleu

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L’efficacité des solutions en matière de santé et d’observance demande de penser le patient d’abord comme un individu qui vit en lien avec les autres, qui consomme, qui partage… et pas seulement comme patient. Dans le cadre d’une initiative Stratégie Océan Bleu dans le domaine du diabète, notre outil Net-Conversations®, qui analyse l’expérience factuelle et émotionnelle que les individus partagent entre pairs, a été déployé simultanément sur 4 cultures : Inde, Chine, USA, Italie. Cette étude intégrée dans les premières étapes du process Blue Ocean Strategy permet d’ancrer les innovations dans la réalité des contextes culturels des patients.

Qu’est-ce que Net-conversations® ? C’est un outil qui fait partie de l’arsenal des méthodes au service de la sociologie appliquée à la décision. Une méthode de recueil et d’analyse de contenus appuyée sur un outil logiciel qui cartographie les usages, attentes et représentations mentales à partir des conversations spontanées du web. C’est le seul outil de Web-Ethnographie qui quantifie du discours spontané, qualitatif, en se fondant  sur un principe de représentativité statistique des contenus. Il permet d’approcher le sujet par la vision spontanée des publics concernés, sans biais de questionnement, pour :

  • Recueillir un spectre large et fin des usages et perceptions dans ce qu’ils ont de « chaud » (problématique ou motivant). Quelles sont les pratiques, les croyances, les expériences concrètes dont les individus témoignent et qu’ils souhaitent partager?
  • Effectuer une typologie: repérer et de cartographier les patterns de l’imaginaire et des pratiques grâce au traitement statistique sémantique de grande quantité de contenus.
  • Comprendre les chemins de conviction (dynamique des conversations): quelles questions les gens partagent-ils? quels arguments les individus développent-ils? de quoi cherchent-ils à se convaincre?
  • Qualifier et quantifier finement les auteurs et leur position par rapport au sujet et la nature de leurs propos

Contactez-nous pour en savoir plus

Comprendre la dimension culturelle, un impératif pour innover

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Sans enracinement culturel, une offre qu’elle soit de consommation ou de divertissement, n’a guère de chances de rencontrer son public. Ainsi, BET France a appris à ses dépens que « copier n’est pas jouer » : l’annonce du lancement de la chaîne afro-européenne sans animateur noir a suscité l’indignation au sein de la population des noirs en France. Qu’à cela ne tienne, la chaîne se rattrape en annonçant sur sa page Facebook une programmation afro-américaine. Mais les réactions n’ont que redoublé de virulence :
« y a un truc que je ne comprend pas. Vous venez promouvoir la culture AfroUS ici parce qu’on vous a dit qu’ en France ici les noirs n’ont aucune culture? Donc vous voulez exporter vos talk-show stupide et series bidon Made US donc nous les Noirs de France allons enrichir des blancs américains alors que rien n’est créé pour developper la culture noire en France ? mais vous êtes malades ! #BoycottBETFrance » (Commentaire facebook)

Cette volonté de calquer l’offre afro-américaine, sans aucune adaptation à la culture française, existe dans le domaine de la beauté. Or, il ressort de l’étude Beauté noire : comprendre les enjeux contemporains des femmes noires réalisée par DCAP, que copier-coller ce qui existe aux USA vers la France n’est pas suffisant : ce sont des cultures différentes, et l’offre US ne correspond ni au mode de vie, ni à la culture et ni à l’imaginaire des Afro- françaises. Les références culturelles des afro-français sont au confluent de 3 cultures:
– La culture Afro- américaine perçue comme un modèle de réussite de par sa force de frappe médiatique, les égéries mondialement connues et le lobbying noir très présent et puissant.
– La culture africaine ou caribéenne, le pays d’origine de leurs parents, marqueur de leur différences dont ils sont fiers et revendiquent un attachement fort à certaines valeurs.
– La culture française : pays dans lequel ils vivent et avec lequel ils ont un fort attachement culturel.
Il est nécessaire de comprendre la tectonique de ces références culturelles pour proposer une offre qui trouve sa place dans l’imaginaire des populations Afro-françaises. En omettant cette étape, les marques risquent le faux pas, une offre qui ne trouvera pas sa place dans les usages, ou pire, une totale incompréhension de la part des publics visés.

Lancements des innovations : faire durer le succès

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Comment se fait-il que, alors que chacun a bien fait sa part du travail, que des tests ont validé toutes les étapes jusqu’au lancement, trois produits sur quatre ne parviennent même pas à souffler leur première bougie ? Le collectif d’experts Carré Cardinales® a réalisé un audit de 150 lancements alimentaires sur 5 ans, qui a fait émerger les facteurs de succès devenus critiques aujourd’hui. Certes les outils du marketing se sophistiquent sur le plan technique, mais les équations sur lesquelles il se base ont peu évolué depuis l’âge d’or du Mercator. Or tout le contexte de la rencontre entre un produit et un consommateur a profondément changé, tant du point de vue de l’offre, que de la demande, et du lieu – la GMS – où elle s’effectue.

Les travaux de recherche combinant observations de terrain à grande échelle et théorisation ont révélé – entre autres – le poids de la cohérence du mix, qui nécessite un alignement des équipes plus facile à énoncer qu’à réaliser. C’est de ce constat qu’est issu le développement conjoint de DCAP avec 3 partenaires, d’une méthode originale de diagnostic et de conseil d’expert pour assurer le succès des innovations alimentaires.

Le principe : 4 expertises complémentaires passent simultanément votre mix au crible d’une batterie de critères développée sur la base des différents critères de succès dont le traitement statistique des succès et échecs des 5 dernières années ont révélé la prépondérance.

Résultat, des mix cohérents et des lancements pérennes.

Carré Cardinales® c’est :

–Diouldé Chartier, insight consommateur
–Emmanuelle Lenglet, stratégie de marque
–Virginie Rajon, shopper marketing
–Isabelle Guimard, mise en marché et trade marketing

Françoise Frisch, la subversion constructive.

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Le monde des études marketing et opinion vient de perdre Françoise Frisch. Elle a consacré sa vie à faire que la compréhension des individus inspire et renouvelle les décisions des acteurs économiques et politiques. Jean-Paul Delevoye, dans son éloge funèbre, a qualifié de « subversion constructive » la mission qu’elle s’était donnée au CESE (Conseil Economique, Social et Environnemental) dont elle était 1ère Vice-présidente. Ces mots sont d’elle. Quels mots définissent mieux que ces deux-là le rôle du métier des études ?

Optimiste obstinée, inlassable innovatrice, elle avait fondé le collectif de recherche Cristal-R pour explorer l’apport du web aux études de sociologie appliquée. Court-circuiter les réponses toutes faites pour mieux écouter les innombrables et modestes témoignages que les individus partagent entre eux sur tout ce qui leur tient à cœur, voilà ce que la web-ethnographie a de subversif, et de constructif. Françoise a ainsi initié l’invention du premier outil de web-ethnographie au monde, Net-Conversations®, que DCAP s’honore d’avoir développé. S’il existait une école de la subversion constructive, nous voudrions en être les zélés disciples. A défaut nous nous efforcerons de contribuer à la bâtir au côté d’autres professionnels, brique après brique, par nos choix et nos actions que Françoise continuera d’inspirer.

Observatoire des mutations sociétales : Beauté Noire

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Beauté Noire : Pour une stratégie de marque pionnière.

DCAP est partenaire du Salon Boucle d’Ebene qui se tient du 30 mai au 1er juin 2015 au CentQuatre à Paris. Ce salon pionnier de la beauté noire sera l’occasion de présenter quelques-uns des résultats clés de l’étude menée par D’CAP avec l’outil Net-Conversations®, à partir des conversations spontanées sur le web, complétée d’observations des pratiques en réel et de recherche documentaire.

– L’étude permet une plongée au cœur des pratiques mais également de saisir la dimension symbolique qui s’y cache, dans toute sa profondeur historique collective et personnelle.

 

Au travers de cette étude et de notre participation au Salon Boucle d’Ebène nous souhaitons relier les consommatrices et les professionnels dans une ambition commune de progrès de l’offre et de sa meilleure adéquation aux besoins. Le samedi 30 mai, D’CAP convie les consommatrices à un atelier créatif qui a pour but de produire une vision de la beauté noire de demain. les 31 mai et 1er juin, D’CAP animera deux conférences à destination du grand public et des professionnels, la première sur la dépigmentation volontaire et la seconde sur la prise en compte du parcours des femmes dans les pratiques capillaires.

 

Lire l’article dans womenology sur womenology.fr
Lire le communiqué de presse en cliquant ici

Contactez l’équipe D’CAP pour acheter l’étude, ou organiser une conférence ou un workshop sur le sujet.

 

Airbnb, blablacar, Drivy : partager, c’est gagner

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Entre progrès et prédation, solution à la précarité et source de précarité, l’économie peer-to-peer  transforme secteur après secteur tous les pans de l’économie classique, dont elle défie les équations. L’interview de D. Chartier-Beffa, T. Marcou et A.-S. Novel sur France Culture ce lundi 8à 15h en éclaire les enjeux. DCAP accompagne les entreprises et institutions qui souhaitent comprendre les implications de cette mutation économique et en saisir les opportunités au bénéfice de leurs parties prenantes, consommateurs, publics.

Lire aussi l’article de Guillemette Faure dans M le magazine du Monde.

Contactez-nous pour connaître nos approches de conseil sur l’économie collaborative : dioulde.chartier[at]dcap-research. fr

Drones : Eye in the Sky ou I Believe I can Fly ?

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Une étude en souscription de l’Observatoire DCAP des mutations sociétales. De nouveaux objets peuplent le ciel : les drones en circulation se comptent désormais par millions. Fin 2013, on recensait 700 000 Ar drones vendus par Parrot, 400 entreprises en France l’utilisant comme outil de travail, 6 drones de combats en France et 7500 aux Etats-Unis, pour un secteur économique mondial de 15 milliards de dollars. Une étude Xerfi sortie en avril 2014 prévoit un triplement du chiffre d’affaires des constructeurs et exploitants français de drones civils entre 2013 et 2015.

 

Instruments de loisir, ils sont à la portée de tous, pour moins de 100 euros.

Utilitaires, ils élargissent le champ des possibles (surveillance des espèces menacées, des marées noires, des récoltes agricoles, des ouvrages d’art, détection des fuites de gaz…) et bouleversent l’économie de certains secteurs : dans le cinéma ils divisent par 10 voire 100 les coûts de prises de vues de l’extrême, dans l’agriculture ils permettent l’optimisation des récoltes.

Armes militaires, ils changent irrémédiablement le paradigme de la guerre sur le plan philosophique et doctrinal, avec des conséquences difficiles à anticiper sur la capacité des peuples à s’entendre et à retrouver le temps de la paix après celui de la guerre (cf. la conférence « enjeux de la Défense » du 11 janvier 2014 au centre Sèvres-Facultés jésuites de Paris, avec J-B Jeangène Vilmer, le général P. Sartre et le Père D. Peccoud, ainsi que le livre de G. Chamayou « théorie du Drone »). Mais aussi sur le plan économique : selon the Economist (21 juin) la « Chair Force » (Force de la chaise) est infiniment moins coûteuse que l’Air Force, la formation d’un pilote de drone coûte 65 000 dollars contre 557 000 pour un pilote d’avion de chasse.

 

James Mackler déclare à Yasmin Tadjdeh, dans le journal National Defense (juin 2014) : « je pense que c’est extrêmement confus, même pour un juriste. La ligne entre usage commercial, de loisir, et usage public est extraordinairement large. Personne ne la comprend. Elle n’a aucun sens ». Cet ancien pilote de l’Armée américaine entré au service d’un cabinet d’avocats qui conseille les entreprises pour l’utilisation commerciale des drones, est pourtant le mieux placé pour démêler les domaines de définition du drone. Sa remarque montre bien qu’avec les drones, le monde a affaire à bien plus qu’un nouvel outil : une extension du pouvoir de l’humain sur ses semblables et tout son environnement –hommes, bêtes et objets – qui remet en cause les catégories de la pensée et pose un défi considérable sur le plan juridique, philosophique et pratique.

 

Les ouvrages et nombreux articles qui sont sortis début 2014 ont commencé à poser des éléments de compréhension et de définition du drone, sous des angles multiples, mais toujours du point de vue d’experts. Il nous a semblé indispensable d’apporter à cet édifice la perspective du public à travers une étude extensive sur les représentations mentales des individus à travers ce qu’ils partagent entre eux sur le sujet des drones.
Derrière la métaphore animalière de son nom (faux-bourdon en anglais) qu’est-ce véritablement que le drone dans les représentations des Français et des Américains ? Quelles inquiétudes et aspirations suscite- t-il ? En quoi peut-il modifier radicalement les usages de la société demain ?

 

Des repères multiples, encore instables, se forment dans l’esprit des individus. Ces repères mentaux sont décisifs dans la façon dont le public accueillera, adoptera respectera ou rejettera les offres, les réglementations, les discours des entreprises et des institutions. L’objectif est de comprendre la manière dont l’objet drone bouleverse les repères et s’inscrit peu à peu dans l’imaginaire collectif en France et aux Etats-Unis, afin de nourrir la réflexion stratégique au sein d’institutions ou d’entreprises impliquées dans l’utilisation, la fabrication ou la réglementation des usages des drones civils et militaires.
L’enjeu est d’importance : il s’agit d’inscrire cet objet dans l’écosystème humain de telle sorte qu’il lui soit bénéfique et profitable.

Contacter kevin.chrysostome [at] dcap-research . fr pour vous informer ou souscrire à l’étude

L’ETUDE

L’observatoire DCAP des mutations sociétales propose en souscription une étude binationale (France – Usa) qui dévoile les représentations mentales des drones civils et militaires dans l’esprit des publics français et américain, fondées sur leurs usages réels ou projetés.
Voir quelques résultats dans la vidéo de présentation.

D’CAP Research a réalisé l’analyse sémantique et statistique d’un corpus de plus de 3000 messages représentatifs de conversations  sur le  web.
La méthodologie utilisée, Net-Conversations®, est unique au monde par son implémentation des principes de représentativité statistique. L’analyse met en évidence, grâce à des algorithmes hautement performants, les images mentales implicites qui nourrissent les échanges spontanés. Elle les relie avec les profils des publics et les contenus explicites des échanges. Net-Conversations® rend opérationnelle l’écoute du web, en révélant l’imaginaire qui se cache entre les lignes.

QU’APPORTE-T-ELLE, POUR QUOI FAIRE ?

L’étude Drones, « eye in the sky ou I believe I can fly » est disponible en souscription selon différentes modalités : étude standard, analyse dédiée et workshop, ou conférence.

Elle livre une vision des drones civils et militaires comme vous ne  les avez jamais vus : par les yeux des publics français et américains.
Un socle destiné aux entreprises, institutions et collectivités, sur lequel articuler une stratégie de développement, initier des chantiers d’innovation, appuyer des décisions de régulation, orienter des choix d’équipement en drones, fonder une communication efficace qui emploie les mots justes et les images appropriées.

Sur la sérendipité et la Big Data

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Tribune de Diouldé Chartier-Beffa dans Marketing Professionnel. Ironiquement, ce sera sans doute le Big Data, avec ses deux gros mots mondiaux qui semblent pourtant ramener toute la valeur de l’information à une question de taille et de quantité, qui permettra au quali de repousser ses propres frontières et d’approfondir sa vocation d’origine : partir à la recherche de ce qu’on ne sait pas déjà, en explorant la complexité des relations entre l’imaginaire, les usages, et le contexte dans lequel ils s’inscrivent, pour trouver de nouvelles voies possibles en innovation ou en communication.

En matière d’études, si les démarches hypothético-déductives permettent de prendre les bonnes décisions dans un champ des possibles préalablement balisé, elles deviennent moins opérantes en période de mutation. (Suite)

Evénéments printemps 2014 : persona, prospective, big data et créativité

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Printemps des études.

Frédéric Lefebvre-Naré, Directeur scientifique de D’CAP et Virgile Charton, en charge de la prospective mobilité à la Direction de la Stratégie de PSA interviennent dans la conférence Big, open, small, smart data : quel enrichissement des données pour de meilleures études stratégiques ? Jeudi 10 avril à 15h dans le grand Auditorium.

 

Drones, « eye in the sky » ou « I believe I can fly » ?  Les résultats de l’étude France–USA de DCAP sont disponibles dans l’espace AGORA au stand D’CAP. L’étude montre comment les drones entrent dans l’imaginaire et les usages des Français et des Américains, et couvre le spectre des drones militaires, utilitaires et de loisir.

 

L’étude drone est présentée sur l’insight Dashboard©, l’outil de présentation datavisualisée de D’CAP qui permet de penser et de livrer autrement les études qualitatives, de la façon la plus interactive et créative possible. DCAP consacre une part conséquente de son CA à la Recherche & Développement et bénéficie du statut de Jeune Entreprise Innovante.

 

  • CREA-France conférence mondiale sur la créativité à Sestri Levante, Italie.

Membre de Créa-France et de l’équipe des formateurs à la créativité de Créa-Conférence 2014, Diouldé Chartier-Beffa organise et co-anime une conférence  sur le thème « Prospective et Persona pour une innovation human push » avec Laëtitia Ricci, Responsable Prospective Sociétale Mobilité

Prix et modèles économiques: et si le quali avait un coup d’avance ?

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Et s’il fallait trouver des alternatives à des approches quantitatives de mois en moins opérantes pour identifier les meilleures options économiques pour les entreprises ? Et s’il fallait challenger nos raisonnements habituels autour de la variable Prix ? Et s’il fallait écouter les gens lorsqu’ils échangent entre eux sur « comment consommer mieux » ? Diouldé Chartier-Beffa nous fait partager une vision iconoclaste de la problématique économique, non sans quelques arguments. Découvrez l’entretien de Diouldé Chartier-Beffa à ce sujet sur Market Research News

DCAP intègre un Data Designer pour penser et livrer autrement les études stratégiques

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Ce que le Data Design peut apporter aux études marketing : une interview de Diouldé Chartier-Beffa par Market Research News.
La psychologie, l’ethnologie, la sémiologie, les statistiques,… A l’évidence, la capacité à intégrer des disciplines diverses et variées figure en bonne place dans les composantes génétiques majeures de l’univers des études marketing. Et le design fait manifestement partie des domaines de compétence qui suscitent aujourd’hui un engouement croissant auprès du public des « marketing researchers ».

Mais quelle est la raison de cet intérêt ? Qu’est-ce que le design peut apporter aux études marketing ? Ce sont les questions que nous avons posées à Diouldé Chartier Beffa, dirigeante et fondatrice de D’Cap Research, une jeune et petite structure qui a récemment pris l’option d’intégrer cette compétence.

Market Research News : Intégrer une compétence Design au sein d’une petite structure dédiée aux études marketing est un parti-pris fort. Qu’est ce qui vous a motivé à prendre cette option ?

Dioudé Chartier-Beffa : En réalité, il s’agit bien d’une double motivation. La première est assez évidente : il est naturellement intéressant d’utiliser la compétence design au moment de la restitution des études, au travers de ce que l’on appelle la datavisualisation. Mais le design nous apporte également beaucoup au moment de l’analyse, et donc dans le contenu même de notre métier.

Quel a été l’élément déclencheur de cet intérêt ? Comment avez vous découvert en particulier l’apport du design dans les phases d’analyse ?

Cela s’est fait un peu par hasard. L’an dernier, j’ai demandé à Ben Chartier, qui est designer, de réfléchir à une charte graphique pour présenter notre Observatoire Système D, une étude en souscription que nous avons menée sur les stratégies de débrouille des Français depuis la crise. Pour s’imprégner de l’étude il a participé dès l’amont au dépouillement des résultats. Nous avions délibérément organisé celui-ci selon un mode collaboratif, avec des personnes issues de différentes disciplines. Le processus intégrait des séminaires d’interprétations collectives, intercalés entre les séquences d’analyse individuelle des différents pans de l’étude menées par nos qualitativistes. Dans ce contexte, j’ai été frappée par ce qu’un regard qui a été formé par le geste, le signe, la forme, la couleur, la géométrie des choses pouvait apporter à l’intelligence des données et des situations. C’est une forme de perspicacité et de sensibilité qui manque à l’analyse uniquement fondée sur le « logos » – le verbe – qui prévaut en quali. Du coup je me suis dit que le design devait absolument être intégré au cœur de notre métier d’analyse, dès l’amont. Après le QI (quotient intellectuel) on a inventé le QE qui reflète l’intelligence émotionnelle ; on devrait aussi créer le QS, le quotient sensible !…
Lire l’article complet dans Market Research News

Big data : une « Big » opportunité ?

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l’interview de Diouldé Chartier-Beffa par Market Research News.
Là où certains voient dans le Big Data un risque majeur pour les études marketing, Diouldé Chartier-Beffa (D’Cap Research) y verrait plutôt de belles opportunités. Celle d’écouter le consommateur avec une fraicheur inédite (pour innover mieux et plus vite), mais aussi celle de redonner toute son importance à des enjeux parfois sous-évalués : celui de la scientificité des études marketing, et de l’intérêt des décideurs à se poser les meilleures questions possibles…

Lire l’article complet dans Market Research News

L’Observatoire Système D : comprendre l’économie de réseau pour faire muter vos offres et vos pratiques.

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L’Observatoire Système D est une étude qualitative menée à une échelle massive, sur les arbitrages et stratégies de débrouille des Français sous la contrainte économique. 5000 posts de conversations sur le web social ont été analysés avec Net-Conversations®. Il révèle les paradigmes de la nouvelle « nouvelle économie », celle dans laquelle le web n’est plus un monde parallèle dupliquant le monde réel. Bien enraciné dans celui-ci il l’augmente et le transforme en y abolissant les distances. Il permet aux consommateurs et citoyens de se passer des institutions marchandes comme publiques. Une concurrence inédite, massive et diffuse modifie la donne : de nouveaux chemins d’accès aux biens et services, un nouveau rapport au collectif posent des défis inédits aux industriels, distributeurs et institutions publiques. Comprendre l’économie de Réseau qui en émerge est la clé de voûte de l’innovation dans tous les secteurs en lien avec le grand public.

 

Pour initier des chantiers d’innovation en prise avec ces nouvelles réalités, faites comme les grandes entreprises qui ont déjà souscrit à l’Observatoire : contactez-nous pour acheter l’étude complète, ou organiser un séminaire ou un atelier de créativité autour de ses résultats. Ecouter l’interview de Diouldé Chartier-Beffa sur la Radio Suisse Romande ou sur Europe 1 des cliques et des claques. Lire l’interview dans Rue89 regarder l’émission sur BFM TV.

DCAP Research au Marketing Week Live à Londres (juin 2013)

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Dans le pavillon français du Marketing Week Live (Grand Hall – Olympia), Dcap Research présente en conférence Net-Conversations®, outils d’exploration d’insight et de la Voix du client sur le web social. Révélateur d’insight, Net-conversations repère et quantifie des segments de besoins et d’attentes inexplorés sur une thématique ou un marché donné. Il identifie et extrait les messages qui en sont les plus représentatifs. Avec des résultats réels issus de l’étude de prospective « Observatoire Système D », Dcap Research vous fait découvrir comment Net-Conversations® identifie, parmi les millions de conversations du web social, les 9 messages « pépites » qui sont représentatifs des 9 stratégies de débrouille déployées par les individus sous la contrainte économique, pour augmenter la marge de liberté.

Pour changer de regard sur le consommateur, rencontrez-le vous-même !

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Pour inspirer vos projets d’innovation ou votre communication, rien de tel que de rencontrer vous-mêmes les utilisateurs finaux. Vivre et voir par leurs yeux la façon dont ils utilisent vos produits et services dans leur environnement réel. Encore faut-il savoir leur faire exprimer le fond de leur pensée et détecter, dans le discours et les observations, les pépites qui appellent des réponses inédites. En 2012, DCAP a initié 30 ingénieurs R&D d’une entreprise industrielle (BtoBtoC) et 80 collaborateurs d’une entreprise de transports au recueil d’insight afin qu’elles tirent le meilleur de leur rencontre. Nous les formons à l’entretien et à la capture d’insight, leur organisons des entretiens avec des consommateurs « ordinaires », et animons le workshop de partage créatif qui met en perspective ces expériences et cristallise les idées nouvelles. Cette approche peut s’intégrer dans une démarche Océan Bleu. (DCAP est partenaire de consultants certifiés Blue Ocean Strategy : Strategic Research et Marc Beauvois Coladon).
Contactez-nous pour confronter vos équipes à la réalité du consommateur et inspirer leur créativité.

Net-Conversations®, pour explorer le web social et comprendre les attentes

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Net-Conversations® éclaire d’une manière tout à fait neuve ce que les consommateurs se disent ENTRE EUX, spontanément.
Quand un nouveau service ou une nouvelle offre bouleverse les usages, ou quand les gens cherchent une solution, ils vont sur le web social. Cette solution c’est peut-être la vôtre. Le Web social est un concentré d’insight où l’opinion s’appuie sur des témoignages d’expériences, de besoins, de quêtes de solutions ancrées dans leurs besoins fonctionnels autant que dans leur imaginaire et leurs émotions. Mais cette « big data » des conversations spontanées est inutilisable si on ne se donne pas les moyens de l’objectiver. Net-conversations® est une méthode qui s’appuie sur une suite logicielle, qui permet de comprendre qui dit quoi, quels sont les expressions d’internautes représentatives de la vie réelle et ce qui se cache derrière le discours explicite.
Outil d’analyse de la Voix du Client, de réputation et d’imaginaire de marque, d’insight, d’intelligence stratégique et de prospective, Net-Conversations® permet une analyse structurée de ce que les gens se disent entre eux, selon leur angle à eux, sur vos marques, vos offres, et celles de vos concurrents. Il est le seul outil qui permet une exploration qualitative du web à une échelle statistiquement quantifiée, et barométrable.

Le témoignage de notre client pionnier

« Net-conversations® est un outil que nous utilisons depuis 2009. Après avoir testé sa capacité à faire émerger un discours difficilement accessible autrement, nous avons expérimenté l’aspect barométrique. Net-conversations®, c’est avoir accès à un discours totalement spontané, sans biais de questionnement, et bénéficier de la robustesse des analyses quantitatives et la finesse de l’analyse qualitative de DCAP Research »

Laetitia Ricci, responsable Prospective, PSA Peugeot Citroën

Net-Conversations®

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Développée avec le collectif Cristal Research, la méthodologie source de Net-Conversations® a été présentée au Congrès ESOMAR Online de 2010, avec la Direction de la Prospective de PSA Peugeot Citroën, utilisateur pionnier de cette application. Cf. Diouldé Chartier, Laetitia Ricci, Frédéric Lefebvre-Naré, « Web 2.0 capturing real life insights, The Narval method and its application to the automotive industry », ESOMAR Publications, Online Research 2010, Publié le 19/10/2010, 24p., ISBN: 92-831-0245-2.

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